SOMMAIRE
L’alibi documentaire
L’exposition « L’alibi documentaire » propose d’explorer les liens extrêmement forts qui unissent depuis toujours le champ de la photographie et celui de l’architecture.
Les photographes ont de tout temps exploré la dimension territoriale de notre environnement, construit ou non, artificiel ou naturel. Et les architectes ont régulièrement fait appel aux photographes pour restituer la présence de leurs ouvrages, pour les inscrire dans la mémoire collective ou pour immortaliser l’instantané d’un processus d’édification. Ainsi, entre 1861 et 1875, Charles Garnier avait préparé la documentation de son Opéra en en faisant photographier les étapes de la construction par Hyacinthe Delmaet et Louis Emile Durandelle.
Au-delà de l’aspect documentaire de la photographie d’architecture, l’exposition interroge la construction du regard d’une certaine photographie d’architectures (au pluriel) qui a transcendé son identité originelle pour acquérir le statut d’une autonomie conceptuelle ou fictionnelle. Conçue dans une perspective historique, actuelle et spéculative, l’exposition est composée de trois volets :
– Le premier volet présente des photographes belges pré-modernes et modernes tels que Marcel Lefrancq, Gilbert de Keyser ou encore Willy Kessels. Des photographies de ces artistes a émergé un langage pictural entre figuration et abstraction, caractérisé par une approche plastique contrastée, ainsi qu’une structure de l’image et de l’espace qui affirme des objectifs géométristes. Ces photographies affirment avant tout la subjectivité du regard de l’artiste.
– Le volet central s’intéresse aux photographes actuels et propose, entre autres, des travaux de Nicolas Bomal, Marie-Noëlle Dailly, Gilbert Fastenaekens, Alain Janssens et Marie-Françoise Plissart. Que ce soit par le dispositif d’accrochage, les formats proposés, les thématiques abordées ou encore les mécanismes liés à la perception des oeuvres, ces photographes se distinguent par le regard qu’ils portent sur notre environnement construit. Ce volet de l’exposition est également l’occasion de découvrir une série de bâtiments culturels récemment construits à Bruxelles, Liège et Mons, qui ont fait l’objet d’une recherche photographique spécifique de ces mêmes artistes.
– Par une série de projections en grand format, le troisième volet aborde des questions liées à la représentation de l’imaginaire et de la narration fictionnelle. Dans une pièce spécifique du Centre Wallonie-Bruxelles seront projetées des images produites par Artefactory, Simon Boudvin, Filip Dujardin, Xavier Delory ou encore Polaris Architects. La manipulation de ce que l’on voit, ou plutôt ce que l’on croit voir, est alors au centre du débat.
Subjectivités modernistes
Premier volet
Gilbert De Keyser
Né à Bruxelles en 1925, Gilbert de Keyser fait ses études à l’Ecole belge de photographie et de cinématographie à Bruxelles. Dès 1947, les rues de sa ville sont les lieux où il part à la découverte de lui-même. Il va offrir de l’univers urbain des années cinquante une image mélancolique et inquiétante qui le conduira à la non figuration. La ville qu’il retrouve à la fin des années soixante lui inspire des images sèches et dures exprimant une vision critique. Il opte ensuite pour des détails architecturaux qu’il monumentalise. Gilbert De Keyser est décédé à Bruxelles en 2001.
Edmond Fierlants
Né à Bruxelles en 1819, Edmond Fierlants s’installe à Paris dans les années 1850 pour y faire son apprentissage auprès d’Hippolyte Bayard. En 1854, il est un des membres fondateurs de la Société française de photographie. De retour en Belgique en 1858, il sollicite un appui officiel du Gouvernement pour reproduire photographiquement les chefs-d’oeuvre de la peinture flamande. Il recevra ensuite, en 1860, l’appui de l’Etat pour effectuer une mission photographique architecturale à Anvers, Bruxelles et Louvain. À partir de 1867, il se consacre au portrait et ouvre un studio à Bruxelles où il décède en 1869.
Willy Kessels
Né à Dendermonde en 1898, Willy Kessels étudie l’architecture et la sculpture à St-Lucas et à la Kunstacademie de Gand, le dessin et le modelage à la Tekenschool de St-Trond. Proche de l’avant-garde artistique des années vingt (Marcel Baugniet, Victor Bourgeois, Henry Van de Velde), il utilise dès 1921 la photographie pour ses recherches personnelles. À partir de 1931, il s’y consacre complètement, produisant une oeuvre originale à travers des travaux de commande pour éditeurs et magazines, se spécialisant notamment dans la photographie d’architecture. En 1933, il réalise un important reportage sur le tournage du film « Misère au Borinage » d’Henri Storck et Joris Ivens. Willy Kessels, décédé à Bruxelles en 1974, reste une figure marquante de la création photographique en Belgique.
Marcel Lefrancq
Marcel Lefrancq est né à Mons en 1916. Homme curieux et passionné, il aborde la photographie en autodidacte en 1932. Dès 1938, il est actif au sein du groupe surréaliste montois Rupture, fondé en 1934, qui deviendra en 1939 le groupe surréaliste de Hainaut avec Armand Simon, Achille Chavée, Fernand Dumont et Louis Van de Spiegele. Photographe professionnel à l’enseigne de La Lanterne Magique, il acquiert une réputation de portraitiste tout en poursuivant parallèlement une oeuvre créative jusqu’à sa mort en 1974.
Regards Actuels
Volet central
Nicolas Bomal
Né en 1974 à Haine-St-Pierre (Belgique), diplômé en photographie de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Liège, Nicolas Bomal reçoit en 2003 le Prix National Photographie Ouverte. Il vit et travaille à Bruxelles. Membre fondateur en 2000 du collectif BlowUp, il participe à de nombreuses expositions individuelles (« A Chacun sa Cabane », Centre culturel Le Botanique, Bruxelles, 2004) et collectives (Rencontres photographiques d’Arles, 2002, 2003 et 2008), et à des publications (Accommodations complètes, éditions Yellow Now, 2005).
Marie-Noëlle Dailly
Lauréate du prix du Hainaut pour les arts plastiques en 2001, Marie-Noëlle Dailly, née en 1974, expose régulièrement son travail en Belgique, en France et au Québec. Après des études en arts plastiques à l’Ecole de recherche graphique à Bruxelles et en urbanisme à l’Institut supérieur d’Urbanisme et de Rénovation urbaine à Bruxelles (ISURU), son travail photographique axé sur l’habitat urbain interroge le rôle et le statut de l’image dans le témoignage de l’architecture. Elle est l’auteure de la commande photographique pour la Communauté française Wallonie-Bruxelles sur le théâtre du Manège à Mons (architectes P. Hebbelinck & P. de Wit, 2006).
Alain Janssens
Né en 1956 à Liège où il vit et travaille, Alain Janssens partage son temps entre l’enseignement de la photographie à l’Ecole supérieure des Arts Saint-Luc de Liège, la pratique professionnelle de la photographie d’architecture, et un travail personnel. Depuis 2001, il suit le chantier de la gare des Guillemins à Liège (Santiago Calatrava) et collabore régulièrement avec des architectes pour des publications, notamment avec Alain Richard et Pierre Hebbelinck. Auteur de Temps brassé édité en 2005, il a récemment exposé à la galerie Périscope du Cinéma Churchill (2007-2008), aux Brasseurs- Art Contemporain à Liège (2005) et à la galerie Contretype à Bruxelles (1996, 2001, 2005, 2006). Il est l’auteur de la commande photographique pour la Communauté française Wallonie-Bruxelles sur le Cinéma Sauvenière à Liège (Vers plus de bien-être/B.A.S. architectes, 2008).
Gilbert Fastenaekens
Gilbert Fastenaekens est né en 1955 à Bruxelles où il vit. Rapidement reconnu pour son travail photographique sur les paysages urbains de nuit, il participe à la mission photographique de la Datar en France en 1984 et publie Nocturne et Essai pour une archéologie imaginaire. Le prix Kodak de la critique photographique en France lui est décerné en 1986. Auteur d’un important travail sur Bruxelles, publié en 1996 sous le titre Site chez ARP Editions, sa maison d’édition, il questionne le sens profond de la ville et de son développement, autant que son fondement et la logique qui y a cours. Il est actuellement professeur à l’Institut Supérieur Libre des Arts Plastiques (ERG) à Bruxelles. Il est l’auteur de la commande photographique pour la Communauté française sur le Musée de la Photographie à Charleroi (L’Escaut/ Y. Weinand architectes, 2008).
Marie-Françoise Plissart
Marie-Françoise Plissart, photographe et vidéaste, aime laisser parler les lieux. Après quelques récits photographiques comme Droits de regards (avec une lecture de Jacques Derrida et la collaboration de Benoît Peters), elle a publié Bruxelles Horizon vertical (Prismes éditions, 1998). Elle a obtenu le Lion d’or de la Biennale d’architecture de Venise avec les curateurs Koen van Synghel et Filip de Boeck pour l’exposition « Kinshasa, The Imaginary City » en 2004. Elle est l’auteur de la commande photographique pour la Communauté française Wallonie-Bruxelles sur le Théâtre National (L’Escaut/Architectes Associés/Atelier Gigogne, 2004) et sur la démolition de la Tour Martini à Bruxelles.
Marc Wendelski
Après une formation en photographie à l’Académie des Beaux-Arts de Verviers, Marc Wendelski, né en 1978, est diplômé en photographie de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc de Liège. Il participe aux Rencontres photographiques d’Arles dès 2000. En 2008, il a publié Nage Libre aux éditions Yellow Now et participé à l’exposition « Corps de ville » à la Biennale Architecture et Photographie de l’Institut supérieur d’architecture de la Communauté française La Cambre à Bruxelles.
Fictions
Troisième volet
Artefactory
Créé en 1999, les trois associés Eric Anton, Dominique Duchemin et Jean- François Marcheguet ont une formation en architecture. L’agence Artefactory est spécialisée dans la représentation de projets d’architecture et d’urbanisme de la première esquisse à la commercialisation. En six ans d’existence, Artefactory a déjà réalisé à ce jour presque 2000 dessins sur plus de 800 projets, dont le Stade des jeux olympiques 2008 de Pékin pour Herzog et de Meuron.
Baukunst – Adrien Verschuere
Fondé en 2006 à Bruxelles par Adrien Verschuere – diplômé de l’Institut supérieur d’architecture Saint-Luc de Tournai et de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne, collaborateur chez Herzog & de Meuron et OMA, cofondateur du bureau Made In à Genève –, Baukunst s’applique à répondre spécifiquement aux exigences formulées par les acteurs publics et privés en matière d’architecture. Synthèse entre capacité à construire (BAU) et à concevoir (KUNST), le bureau pense l’architecture dans son aptitude à garantir une plus-value à long terme à travers l’élaboration d’espaces de qualité. Baukunst se consacre également à la recherche, notamment en photographie.
Simon Boudvin
Né le 15 décembre 1979 au Mans , Simon Boudvin vit et travaille en Ile-de-France depuis 1998. Après une formation à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris et à l’Ecole d’architecture de Paris-Malaquais et un passage à la School of visual arts à New York, il enseigne à l’Ecole spéciale d’architecture de Paris. Il a participé en 2008 à l’exposition « mineralism », Formcontent, à Londres, sous le commissariat de Caroline Soyez-Petithomme, et à la Galerie West, à La Haye, pour l’exposition collective « Faire et défaire, c’est toujours travailler » et pour « Lieux de vie », à l’Abbaye de Saint-André à Meymac.
Philippe de Gobert
Né en 1946, Philippe de Gobert vit et travaille à Bruxelles. En 2007, il a participé à l’exposition collective du CRAC Languedoc-Roussillion à Sète, « Des constructeurs éclectiques » et à « La photographie construite », collection du Conseil général, Centre d’art Sébastien, à Saint-Cyr sur Mer. Il publie en 1998 Philippe de Gobert, Atelier 9-10-11 aux éditions Velde et Noirhomme à Bruxelles, après un opus en 1991, Philippe de Gobert, les rêveries d’un constructeur solitaire, édité à l’occasion de l’exposition au Centre d’art Nicolas de Staël à Brainel’Alleud. Il a exposé en 2008 à la Galerie Aline Vidal à Paris.
Xavier Delory
Formé en architecture d’intérieur à l’Institut des Beaux-Arts Saint-Luc de Liège et en photographie à l’Académie d’Ixelles à Bruxelles (2003), Xavier Delory développe son travail photographique vis-à-vis du design et de l’architecture tout d’abord, puis l’envisage peu à peu comme finalité, médium et art à part entière. Actuellement, l’objet de sa recherche photographique porte sur le paysage en mutation et les dérives de l’homme moderne. Il a exposé en 2008 au Designers open doors, à l’Atelier Bihain à Bruxelles et autour des Rencontres d’Arles, au Festival international de l’Image environnementale à Paris et à la Biennale internationale des arts visuels de Liège.
Filip Dujardin
Né en 1971, Filip Dujardin a étudié l’histoire de l’art à l’Universiteit Gent et la photographie à la Koninklijke Academie voor Schone Kunsten de Gand. Il a travaillé deux ans auprès de Carl De Keyzer et a été, de 2000 à 2006, associé à Frederik Vercruysse. Ensemble, ils ont construit leur réputation de photographes d’architecture, publiant dans des revues nationales et internationales. En 2008, il expose « IMAGE/CONSTRUCTION » au Palais des Beaux-Arts (BOZAR) à Bruxelles, une série de photomontages d’architecture, présentée pour la première fois au public.
Nicolas Moulin
Inspiré par la science-fiction, Nicolas Moulin s’intéresse à la vidéo et à la photographie. De 1990 à 2000, il expose de nombreuses oeuvres collectives dont « 109 », à l’Ecole nationale d’art de Cergy- Pontoise, « Pôle », à la galerie Chez Valentin ou en 2000, à l’occasion de la Semaine internationale de l’image, « Les Trahisons du modèle », à la galerie de l’Ecole des beaux-arts du Havre. « Visiover » est une de ses expositions personnelles. Installé à Berlin, Nicolas Moulin continue de créer des oeuvres, comme « Métane », marquées par un mélange de fiction et de réel.
Polaris architects
Bureau d’architecture fondé par Carole Schmit et François Thiry, installé au Luxembourg depuis 2004 après un ancrage belge, Polaris Architects investiguent un large champ de pratiques architecturales, des missions d’architecture (concours internationaux, projets de logement, de l’habitation individuelle jusqu’aux unités d’habitat social) à la rédaction d’articles, manifestes et édition de catalogues, de livres et de sites internet, en passant par des missions d’urbanisme, d’assistance à la maîtrise d’ouvrage, de conception d’expositions et de scénographies, et de la recherche.
Philipp Schaerer
Après une formation en architecture à l’Université de Berne, Philipp Christian Schaerer sort en 2000 de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) diplomé en architecture. à partir de 1998, il entre au bureau Herzog & de Meuron où il devient un proche collaborateur. En 2003, il entame un Master specialisé à l’EPFL en Design architectural assité par ordinateur. En 2008, son travail photographique – des photomontages – est distingué dans le cadre de « The Selection » à Zurich.
Martin vierin
Né à Bruxelles en 1974 où il vit, Martin Vierin suit des études en architecture à l’Institut supérieur d’architecture de la Communauté française La Cambre.
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Nicolas Bomal
Transformation de la maison Dubart-Lamalle
Damien Henry architecte
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Marcel Lefrancq
(Belgique, 1916-1974)
Et puis vint un âge de l’acier
Exposition internationale, Bruxelles, 1935
Crédit photo : Musée de la Photographie
à Charleroi, Inv. MPC 2004/418
→ image en haute résolution -
Willy Kessels
(Belgique, 1898-1974)
Habitations individuelles. Photomontage pour
le livre Bruxelles atmosphère, 1932
Crédit photo : Musée de la Photographie à
Charleroi, Inv. MPC 97/83
→ image en haute résolution -
Edmond Fierlants
(Belgique, 1819-1869)
Hôtel de Ville de Bruxelles, 1862
Crédit photo : Musée de la Photographie
à Charleroi, Inv. MPC 86/345
→ image en haute résolution -
Nicolas Bomal
Baie de Somme, France 2001
→ image en haute résolution -
Nicolas Bomal
Aulnois, Belgique 2006
→ image en haute résolution -
Alain Janssens
Cinéma Sauvenière, Liège
Vers plus de bien-être / B.A.S. architectes
Communauté française Wallonie-Bruxelles
→ image en haute résolution -
Marc Wendelski
SAS
→ image en haute résolution -
Nicolas Moulin
«Panclimn», 2006
Photographie sous diasec
160x107 cm
→ image en haute résolution -
Marie-Françoise Plissart
Démolition de la Tour Martini, Bruxelles
Communauté française Wallonie-Bruxelles
→ image en haute résolution -
Philippe de Gobert
Trois quart jaune
→ image en haute résolution -
Baukunst- Adrien Verschuere
Brick and Glass Country House, 2008
→ image en haute résolution -
Simon Boudvin
Semi-collectif, 2003
→ image en haute résolution -
Philipp Schaerer
Bildbau Nr 05
→ image en haute résolution -
Xavier Delory
Habitat, 2006
→ image en haute résolution
Commissariat
Xavier Canonne
– Historien d’art de l’Université Libre de Bruxelles. Docteur
en histoire de l’art et archéologie de la Sorbonne (Paris I)
avec une thèse consacrée au Surréalisme en Belgique (1950-
1993).
– Editeur des Marées de la Nuit depuis 1986, spécialisé dans
le surréalisme et les avant-gardes. Auteur de divers ouvrages
ou essais dans le domaine de l’histoire de l’art.
– A dirigé de 1987 à 2000 la collection de la Province de
Hainaut.
– A présidé de 1999 à 2002 la Commission consultative des
Arts plastiques de la Communauté française.
– Conférencier d’histoire de l’art à l’Ecole supérieure des
Arts plastiques et visuels de Mons.
– Dirige depuis mars 2000 le Musée de la Photographie de
la Communauté française à Charleroi à la suite de Georges
Vercheval qui en fut le fondateur.
– En 2004, commissaire pour la Communauté française de la
biennale de São Paulo (Brésil).
– Auteur de l’ouvrage Le Surréalisme en Belgique 1924-2000
paru au Fonds Mercator à Bruxelles en novembre 2006.
(FR-NL-EN).
– Commissaire de l’exposition «Le Surréalisme en Belgique»
du Musée des Beaux-Arts de Mons–BAM (mars-avril 2007).
Cédric Libert
Diplômé en 1998 de l’Institut supérieur d’architecture Lambert-Lombard à Liège, Cédric Libert (1974) poursuit sa formation à l’Architectural Association à Londres, avant de rejoindre en 2001 le bureau de Zaha Hadid architects en qualité de collaborateur.
Après un passage à l’atelier d’architecture L’Escaut à Bruxelles, il fonde avec Vincent Piroux et Cécile Chanvillard le bureau Anorak qui remporte en 2005 – en association avec les architectes Poponcini & Lootens, DMT et le paysagiste français Michel Desvigne – le concours pour l’aménagement du site de Bavière (Liège) et la construction de 400 logements sur le site d’un ancien hôpital.
Dans le cadre de différentes expositions et conférences, le travail d’Anorak a été présenté en Belgique (Bruxelles, Mons, Gand et Liège), aux Pays-Bas (Maastricht), en Chine (Shanghai), en France (Paris, Nice et Marseille), en Grande-Bretagne (Londres) et en Italie (Milan).
Simultanément à son expérience professionnelle, il mène une importante activité académique, notamment à l’Institut supérieur d’architecture de la Communauté française de Belgique La Cambre à Bruxelles et à l’Institut supérieur d’architecture Saint-Luc de Wallonie à Liège (2003-2007), où, à côté de ses activités d’enseignant, il développe et coordonne le Festival d’architecture, réunissant expositions et conférences internationales.
Le centre Wallonie-
Bruxelles
Dès le début des années 70, la volonté d’une communauté, celle des francophones de Belgique, d’affirmer son identité se matérialise par l’acquisition d’un ilôt de mille mètres carré au coeur du plus vieux quartier de Paris, à proximité du Marais, Place Beaubourg, face au tout nouveau temple de l’art contemporain.
Ce choix, face au Centre Pompidou, était un révélateur des impulsions de toutes les audaces culturelles et artistiques alors que rien ne laissait présager de l’avenir et des métamorphoses du quartier.
Depuis 26 ans, le premier rôle du Centre est de présenter à Paris les créateurs, jeunes ou moins jeunes, qui ont déjà fait avec succès leurs premiers pas en Wallonie et à Bruxelles. Faire découvrir tous ceux qui, après un début de carrière prometteur en Belgique, se sentent mûrs pour montrer leur talent dans la capitale française, c’est leur permettre d’aller au devant d’une reconnaissance internationale, mais aussi et surtout de livrer un peu de leur identité tout en témoignant de leurs attaches culturelles, scientifiques, sociales ou économiques avec la Communauté française Wallonie-Bruxelles.
En plus d’accueillir dans ses locaux des créateurs contemporains de toutes disciplines, le Centre valorise le patrimoine artistique de Wallonie et de Bruxelles mais aussi les applications industrielles de la création comme par exemple pour la mode, la céramique ou le design.
Sur la France entière, le Centre joue également son rôle d’intermédiaire afin que les différents lieux de diffusion culturelle puissent accueillir chez eux les artistes wallons et bruxellois d’hier et d’aujourd’hui. Ainsi, au fil des années, le Centre a tissé des liens de confiance et d’amitiés avec les professionnels français grâce à une programmation de qualité qui lui permet d’être reconnu comme un haut-lieu de révélation des oeuvres, des auteurs et des artistes francophones de Belgique.
CONTACT
ELISABETH DUMESNIL
127-129, Rue Saint-Martin
F-75004 Paris
tél : 33 1 53 01 96 96
info(at)cwb.fr
www.cwb.fr
Réalisation
Exposition L’alibi documentaire
Commissariat
Xavier Canonne
Directeur du Musée de la photographie
à Charleroi
Cédric Libert,
Architecte
Direction générale
Philippe Suinen,
Commissaire général aux relations internationales de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
Frédéric Delcor,
Secrétaire général du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
Christian Bourgoignie,
Directeur du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris
Coordination générale
Anne Lenoir,
Chef du Service culturel du Commissariat général aux relations
internationales de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
Pascaline Van Bol,
Directrice des relations bilatérales et transfrontalières avec
la France - Commissariat général aux relations internationales
de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
Chantal Dassonville,
Directrice générale adjointe de l’Infrastructure du Ministère
de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
Pascale Eben,
Attachée au Service culturel du Commissariat général aux relations
internationales de la Communauté française Wallonie-Bruxelles
Thomas Moor,
Cellule architecture du Ministère de la Communauté française
Wallonie-Bruxelles
Elisabeth Dumesnil,
responsable des Arts plastiques et de la Communication,
Centre Wallonie-Bruxelles
Commissariat général
Cédric Libert,
Architecte
Communication
Renaud Huberlant,
Enseignant à l’Ecole de recherche graphique à Bruxelles
Floriana Da Silva, Emily Delmiche, Gregory Dapra, Gauthier Dewez,
Étudiants
En partenariat avec
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rédacteur en chef de la revue belge d’architecture A+
Audrey Contesse,
Secrétaire de rédaction francophone de la revue belge
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Emmanuel Caille,
rédacteur en chef de la revue d’architecture française d’a
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